« Nous étions deux amis.... | Page d'accueil | Armand 1/2 »
18.03.2008
"ça réchauffe, et ça dilate"
1)J'aime les massages. ça fait du bien et souvent c'est érotique, avec ou sans huile, sans ou avec autres ustensiles que les mains.
2)J'aime le hamman, ça sent bon, c'est sensuel, ça ravigote, ça fait du bien.
3)J'aime le sauna, ça m' apaise, me détend me nettoie, ça dénoue tout après le sport, bref, c'est fait pour moi. Mais des trois pratiques sus-citées, le sauna reste, pour moi un soin, comme qui dirait "d'hygiène" que je me vois assez difficilement combiner avec la sensualité du 2 ou l'érotisme du 1. Je n'ai, en effet, aucune attraction particulière pour le sébum crachouillé via les pores dilatés selon la méthode finlandaise, aucun fétiche des toxines libérées à foison lors du bain de vapeur, et si quelqu'un devait toucher mon corps immédiatement après un traitement de ce genre, ce serait sans doute un grand blond nommé Gunthar, kinésithérapeute de son état, officiant dans un centre médicalisé et que je payerais grassement pour s'occuper de palper tout ça . Alors j'ai toujours du mal à comprendre pourquoi certains de mes amis, homosexuels notoires, vont, en période de grande disette, à la pêche à l'amant au sauna. Tu n'as pas tellement envie de partager tes humeurs avec l'élu(e) de ton coeur et de ton corps quand ces humeurs sont de l'espèce sebhorée, let alone, bien entendu les troquer avec celles d'étrangers. Renseignements pris à la source sur le "pourquoi du sauna comme lieu de rencontre gay et échangistes, mon ami P, grand consommateur de lieux de soins pour le corps à cette époque, m'avait gratifiée pour toute réponse d'un tout cryptique "ça réchauffe et ça dilate" Amen. Je me disais par devers moi que la dilatation totale n'avait sans doute pas que des inconvénients, mais que pour ce à quoi il faisait une allusion si voilée, à mon humble avis un bon lubrifiant suffisait. Sauf si le calibre de P nécessitait des interventions mécaniques.....et je décidai de ne plus laisser mon esprit vagabonder sur cette pente hasardeuse. Mais je lui précisai tout de même que je trouvais scandaleux qu'on ne trouve aucun sauna qui ne soit pas destiné au sexe gay dans notre quartier. Ce à quoi, toujours prosélyte, il me répondit, avec un sourire de perv' "Si tu veux, c'est soirée filles, le vendredi" Alors que moi sérieusement, je cherchais un endroit ou prendre tranquillement un bain de vapeur chaude et sèche, sans devoir obligatoirement tomber la serviette.
Près de chez moi il y a bien un sauna qui n'affiche pas exclusivement un objectif copulatoire mais le port du maillot de bain y est proscrit, tout le temps. Je n'ai rien contre les naturistes, bien au contraire, mais j'aime bien couvrir mes parties génitales, c'est comme ça. Ensuite il y a des instituts de beauté où l'on peut louer un sauna pour quatre, pour une demie journée. Alors je sais bien qu'en Scandinavie, on fait ça entre potes, on se roule dans la neige, on boit et on mange et on se frappe dans le dos, mais moi je veux juste me détendre, sans champagne, ni hôtesse.
j'ai donc trouvé ce week end le lieu idéal un centre très pro, très médecine du sport, limite réeducation avec un sauna dont on m'avait précisé au téléphone qu'il n'était pas mixte, j'étais rassurée. J'arrive dans un endroit agréablement éclairé, de jolis fauteuils, un personnel attentif mais pas collant, un sauna doux. je prends mon premier bain. je sors, je me douche. Anaïs, qui m'accompagne, s'étonne du choc de la chaleur, de l'effet assomant qu'elle lui fait, elle est conquise par l'expérience, cependant; notre discussion se fait plus lente, presque assoupie. Une douche fraîche et un massage nous reveillent. Deuxième bain. Une jeune femme voluptueuse par ses formes nous rejoint dans le cocon de bois. Nous la saluons, elle répond par un timide signe de tête, s'assied sur un banc, visiblement mal à l'aise. Mon amie Anaïs cligne de l'oeil, sourit de son irrésistible sourire carnassier et insistant, et demande à Callipyge orientale si elle vient souvent là. pour toute réponse, la voluptueuse retire le haut de son maillot de bain. Etonnée sans doute par l'efficacité de sa facétie, Anaïs s'enfuit à l'aide d'un "ouh....il fait un peu chaud ici" et je reste seule à éviter le regard implorant de celle qui me promet de longues et fastidieuses recherches d'un sauna sex-free.
21:53 Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : sauna, corps, bien-être, sexualité, sport, nous ne sommes que des corps, homosexualité





Commentaires
passée par ici.
Ecrit par : neige | 18.03.2008
Au Club Med Gym c'était assez sex-free (même si on trouvera sûrement du monde pour raconter que ça y drague quand même), mais faut se payer l'abonnement annuel et c'est chérot.
Moi, je rêve d'avoir enfin mon coin hammam dans la petite salle de bain du haut, toujours pas aménagée dans le pavillon dans lequel j'habite depuis presque deux ans, faute de fonds suffisants ! Groumpf.
(Au passage : j'aime beaucoup la précision de ton écriture.)
Ecrit par : Comme une image | 18.03.2008
merci pour le compliment, CUI,
T'as fait faire un devis? si tu as une "spare room" ça coute pas forcément si cher que ça, si?
Ecrit par : Six à CUI | 18.03.2008
Bienvenue, neige, le climat vous semble-t-il favorable?
Ecrit par : Six à Neige | 18.03.2008
tu sais, c'est pas bien grave, si tu ne nous montres que tes seins, on s'en remettra :)
Ecrit par : niki | 19.03.2008
c'est qui "nous" en l'occurence?
Ecrit par : Six à Niki | 19.03.2008
la première personne du pluriel (?)
Ecrit par : CHIP'N'DALE | 20.03.2008
Coucou Carrie! As-tu gardé tes Manolo au Sauna? Le ton est toujours aussi juste en tout cas. Ainsi donc, MC devient P... Mais qui est cette Anaïs au sourire désarmant? Une hispaniste gironde de notre connaissance?
Mais passons aux choses sérieuses: la sauna gay, ma chérie, c'est aussi l'occasion de voir son fantasme émerger des brûmes, poser sur vous son regard impérieux et vous signifier son envie d'un geste bien involontaire mais sans équivoque. Frissons assurés. Et, en plus, vous n'avez pas à supporter l'histoire de sa vie, il suffit de laisser la magie opérer.
Et, oui, la chaleur et l'humidité rendent certaines voies plus aisées, et le tout sans paraben! Quand on va au sauna, on pense à sa peau!
Ecrit par : MC/P | 20.03.2008
Six à Niki: oui, des persones qui refèrent à qui? hum?
Six à MC/P: Mon doux, point d'hispanide gironde à l'horrizon, mais plutôt une jolie blonde aux yeux lagon....tu vois de qui il s'agit, malgré la vapeur du sauna?
Par ailleurs tu es très, très vilain de me rappeler que j'ai du me rendre de manolo déchaussée au bain finlandais, tiens, et pourquoi ne pas m'arranger pour que tantôt tu y sois ligoté, puis éventuellement, passé au martinet?
Ceci dit c'est tellement plus joli quand c'est toi qui l'expliques, et j'espère ne pas avoir trop, ici, contracté tes dilates pensées ;-) bises, P chéri!
Ecrit par : Six à faux (t) oeil et à MC/P | 20.03.2008
Ceci dit mon MC/P, un fantame qui exhude allégrement, et dont justement, on n'a pas à supporter l'histoire, comment si j'ose dire, redresse-t-il la barre? Comment peut-il rester un fantasme, quoique suant et consommé?
Ecrit par : Six à MC/P | 20.03.2008
15
J’ai été Jésus-Christ pendant une journée entière. Comme événement sortant de l’ordinaire, le fait d’être un doux Jésus c’était quelque chose, et je fus surpris de me sentir devenir si humble, aimant et miséricordieux. Les dés m’avaient ordonné « d’être comme Jésus » et d’être constamment rempli d’amour chrétien (prononcez kré-ti-un) pour tous les gens que je rencontrerais. Ce matin-là, je me portai volontaire pour accompagner à pied les enfants à l’école, et en tenant leurs petites mains, je me sentis paternel, affectueux et bienveillant. Larry me demanda : « Qu’est-ce qui ne va pas, papa, pourquoi tu viens avec nous ? », ce qui ne me troubla pas le moins du monde. De retour à la maison, je relus le Sermon sur la Montagne et la plus grande partie de l’Evangile selon saint Marc, et en disant au revoir à Lil qui partait faire des courses, je la bénis et lui montrai une telle tendresse qu’elle se dit qu’il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond. Affreux moment : je fus sur le point d’avouer ma liaison avec Arlene et de demander pardon, mais au lieu de cela je décidai qu’il s’agissait d’un autre homme et d’un autre monde. Quand je revis Lil ce soir-là, elle avoua que mon amour l’avait aidée à dépenser trois fois plus d’argent que d’habitude.
(…)
Extrait du meilleur livre de l’Univers et de tous les Temps, écrit dans les années septante après Jésus-Christ par le psychiatre américain Luke Rhinehart.
Ecrit par : un de nous à la fifille du diable | 21.03.2008
Réponse à Six:
En fait, plus la conversation s'instaure, plus grand est le risque de décristalliser. Si la sueur devient incommodante, c'est évidemment la même chose. Par contre, si l'expérience commence par une douche et si, un peu plus tard, à l'étage, on décèle un léger parfum de musk, cela ne fait somme toute qu'ajouter à la virilité de la scène - un fantasme, ça n'est jamis aseptisé.
Une fois l'expérience vécue, l'on se sépare sans un mot, et chacun garde précieusement pour des moments solitaires ce joli souvenir d'un bel inconnu croisé par hasard...
Sinon, rue ***, il y a un charmant établissement ... Régulièrement, des soirées MIXTES un peu libertines y ont lieu ( MC/P a été censuré par l'hôtesse de ces lieux, qui lui adresse ce message tout personnel: tu comptais donner ma nouvelle adresse, aussi?)
Bien sûr, rien n'est imposé...
Ecrit par : MC/P | 21.03.2008
@Niki: pas eu le temps de tout lire, là!
@MC/P: Dearest, merci pour l'info (tu veux vraiment me débaucher encore davantage, you, perv'!;-) mais je péfère l'adresse trouvée ou celle livrée par CUI. Du reste ce n'est pas la première fois que tu tentes de me traîner dans ce bouge....Je voulais surtout réagir sur une partie de ton comm "un fantasmen'est jamais aspetisé" je m'inscris en faux!c'est un souvenir, un matériau du passé qui ne l'est pas, mais avant ton premier bondage, ou a fortiori avant ton premier sauna gay, l'image que tu en avais était forcément une image, donc aseptisée non? Comment pourrais tu fantasmer sur la nature musquée de ce qui justement, revêt pour toi le charme de l'inconnu? Dire que l'on tente parfois de nous faire croire que les femmes ont un univers érotique "moins visuel" que celui des hommes!
Ecrit par : Six à MC/P et Niki | 21.03.2008
Sus au formalisme! Oui, une vision, c'est forcément aseptisée... Mais quand on passe à l'acte, on dépasse la vision, même technicolor. S'y greffent les odeurs, la moiteur et tutti quanti... Et les fantasmes suivants sont enrichis de ces nouveaux éléments (oh combien puissants!) - un peu comme la madeleine de Proust... a chaque fois que tu la goûtes, tu te souviens de la saveur des précédentes, saveur qui prime sur leur forme.
Bref, pour moi, le fantasme relève de la synesthésie...
Le bondage - qu'est ce que c'est?
MCP
P.
Ecrit par : MC/P | 21.03.2008
Le formalisme se niche bien plus souvent dans le prosélytisme que dans la simple constatation du fait suivant: le fantasme est projection, nourri, certes souvent de souvenirs mais on ne peut imaginer, à moins de s'appeler Lutens, une éfluve qu'on ne connait point (et en comparant les nectars de Lutens à ce que je suppose, mais n'imagine pas, bien entendu, des odeurs diffusées par les pratiques dilatatoires des saunas gays, je suis on ne peut plus, comment dire, gentille).
Ceci dit plutôt que de m'accuser d'une manière un tantinet aggressive de pruderie, de coûteuse grelucherie, puis de formalisme, tu devrais peut-être aller prendre un bon vieux sauna sex free, ça détend, tu verras!
Ecrit par : Six à MCP | 21.03.2008
MALENTENDU
Non, par formalisme je ne voulais pas dire ça !!!!!!!!!!!!! Je voulais juste dire que l'émotion de la rencontre ne tenait pas uniquement aux apparences mais aussi à son odeur, à son toucher - bref, tous les sens sont sollicités, et ce n'est pas juste une émotion esthétique. Bon, je ne suis peut-être pas très clair.
Par alleurs, tu as raison sur l'expérience matériau du fantasme.
Et la coûteuse grelucherie, je la partage avec toi!
Une injustice par contre: non, je ne suis pas prosélyte - j'ai vanté un lieu, mais pas une sexualité.
Bon, j'arrête là.
Bisous, et joyeuses Pâques!
Ecrit par : mc | 21.03.2008
Hé hé... Il faudrait l'amener un peu plus au Nord ou à l'Est de l'Europe, cette amie Anaïs, là où la nudité est obligatoire (avec de jolis casiers pour laisser son petit maillot) dans les saunas mixtes.
(et où l'on découvre donc qu'il n'y a parfois rien de moins sexué qu'un corps nus)
Bons massages ;)
Ecrit par : secondflore | 30.03.2008
Serait-elle déçue, elle pour qui nudité rime, à ma connaissance, (et qu'on me corrige, oui qu'on me corrige, si je me trompe!) avec Cap d'Agde, selon vous?
Ecrit par : Six à Secondflore | 31.03.2008
Je savais bien , mon MC/P que tu avais une idée derrière ce que pudiquement nous appelerons la tête, nul doute que tu toucheras bientôt au but et que comme d'ordinaire, tu parviendras à mener O de pureté dans un de ces lieux à l'ambiance délicieusement érotique dont tu as les adresses et connais les secrets :-)
Ecrit par : Six à MC/P | 31.03.2008
Rien de moins érotique qu'une trace de maillot sur un corps allongé sans la moindre érotisation.
Elle serait déçue, oui... comme je le serais sans doute au Cap d'Agde. (mais moi non plus, je ne suis pas incorrigible)
Une plage du sud ou un sauna, les vacanciers les uns sur les autres... Qu'ils soient nus ou non, c'est toujours une déception, je pense.
(En même temps je ne connais pas ces recoins de la plage où les vacanciers s'ébattent les uns dans les autres, alors... Vous embrasserez votre Anais pour moi, miss Six ? ;-)
Ecrit par : secondflore | 01.04.2008
Selon elle, au cap d'agde, l'érotisme tient parfois à une paire de sandales à talons joliment portées, de là à ce que ce soit suffisant pour développer d'orgiaques envies......je ne sais, j'embrasserai Anaïs très très volontiers pour vous ;-)
Ecrit par : Six à Secondflore | 02.04.2008
Ecrire un commentaire