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07.04.2008

Insomnie.

Quand ses mains sur mon dos dessinent la menace du bonheur elles me proposent de ne plus savoir quel instrument je suis. Un piano? une harpe? un xylophone, peut-être. Qui, à un moment deviendra un violon qui s'étire et se cabre, forcément. Assez vite je m'engouffre dans la delectation d'un autre air, celui des variations parfumées de son corps. Et il me rappelle à la déraison et me raconte son rêve. 

Ce matin vers 7 heures mon corps a enfin admis ce que ma tête savait depuis des heures : il n'allait pas rentrer, cette nuit. Que je me couche ou pas, ce serait sans lui. A bien y regarder, mon corps n'est pas très perspicace, il a la comprenette souffreteuse, car à 7 heures du matin, la nuit est comme qui dirait terminée. Il a fallu que le jour se lève pour que je comprenne enfin que la veille, il était parti. 

Commentaires

J'aime beaucoup la "comprenette souffreteuse"...

Est-il définitivement parti ?
J'ai la même comprenette que vous.

Ecrit par : 502 | 07.04.2008

Alors a priori, d'après ce que ses lèvres ont dit (mais peut-on faire confiance à de si jolies lèvres, je pose la question?) Mon bien aimé s'est absenté pour travailler, "oh ben alors c'est pas si grave", me direz-vous! "il va revenir!" Et c'est un point de vue, qui se respecte, je vous l'accorde...sauf que, ça n'arrange pas les affaires de la malingre comprenette de mon corps, puisque celui -ci, même rassuré par les mots doux du corps de mon bien aimé (et plus particulièrement de ses lèvres, oh ses lèvres!) ne veut pas dormir...mon corps est bête, c'en est inquiétant....

Ecrit par : 006@502 | 07.04.2008

Tu as passé la nuit avec le fantôme d'Emmanuel Rudzitsky, avoue !

Ecrit par : niki | 08.04.2008

Si seulement!
J'aurais gardé les clichés, tu sais!

Ecrit par : Six@Niki | 08.04.2008

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