30.06.2009
plagiat: L'amour rend con
Je m'inspire bien entendu des titres de la série "ça rend con" de Next. D'ailleurs si je cite ma source, ça n'est plus du plagiat, mais plutôt un hommage, ou bien?
Je pense à cette banquière de ma connaissance qui poursuit de ses assiduités un jeune homme notoirement, mais vraiment notoirement homosexuel depuis plusieures années. Les gens qui travaillent avec elle le savent et la trouvent si conne qu'ils remettent allégrement en cause ses compétences professionnelles. Il n'y a pas à hésiter, l'amour rend con.
Je pense que l'amour a été crée pour freiner l'évolution.
Nul besoin d'amour romantique pour la survie de l'espèce par le biais des plus adaptés, il suffit pour cela de copuler et d'éprouver de l'amour maternel, mais quand on aime de manière érotisée, souvent, on a du mal à évoluer.
14:23 Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : next, amour, bêtise, innocence, darwin, evolution, survival of the fittest



Commentaires
Ah ben ça, c'est un hommage, suis très flattée, si, si.
Je pense même que dans ton cas, tu peux ouvrir une rubrique "Ca rend (trop) con", sûre que t'aurais plein de trucs à y mettre ;-)
Ecrit par : Next | 01.07.2009
C'est bon d'être con parfois. Cela ressemble à l'alzheimer profonde et généralisée: on a oublié ce que l'on est, ce que l'on veut et pire, on ne s'en rend guère compte. Un petit lavage de cerveau dont il ne faut pas voir que les inconvénients.
Ecrit par : John | 01.07.2009
tu trouveras également un hommage chez notre ami John, qui vient d'ouvrir son blog (enfin!), je pense que l'éloge de Next va faire boule de neige!
Ecrit par : MademoiselleSix@Next | 01.07.2009
Pas faux, mais alors il faut être lucide, très lucide, dès le début et que le désamour ne soit qu'une lassitude, pas une déception, ce qui n'est pas chose fréquente...
Et puis vous en conviendrez avec moi, je suppose, la banquière en question passe pour une conne et donc au plan social, le devient, non?
Ecrit par : MademoiselleSix@John | 01.07.2009
Notre ami John! Ah ben je viens enfin de comprendre qui était mon 8ème lecteur! Merci!
Ecrit par : Next | 02.07.2009
Je ne sais pas si c'est mon humeur actuelle ou un penchant plus profond , mais j'ai du mal à la prendre pour une conne. Sauf si elle ne s'est toujours pas rendu compte que ce jeune homme est homosexuel. Si elle en est consciente mais qu'elle ne peut s'en défaire, cela me fait plus penser à une tragédie grécque style Andromaque: Oreste amoureux de une telle amoureuse de un tel... amoureux d'Andromaque amoureuse de son mari mort. Bref des amours enflammées certes, mais impossibles, où tout le monde est malheureux (jamais je n'aurais cru citer un jour Andromaque qui dixit mon professeur de 3ème disait: "Je ne vous cacherais pas qu'Andromaque m'ennuie prodigieusement" et il avait raison)
Donc je vois bien cette banquière dans un de ces rôles où la raison se laisse dominer (consciemment ou pas) par les sentiments. Est-on alors con de ne pouvoir réagir ou doit-on fréquenter les fameux docteurs préconisés par Next ?
Ecrit par : John | 02.07.2009
les événements rares sont les plus précieux :-)
Ecrit par : MademoiselleSix@Next | 02.07.2009
Bien cher John,
La tragédie grecque, c'est pour les fatigués de la libido. Que ce soit parce qu'elle ne se rend pas compte de son homosexualité ou par fatum ne change rien à l'affaire, l'amour desespéré la rendrait plus sympathique, mais pas moins conne. Elle ne sait pas ou ne veut pas savoir ce qui la rend conne au sens où elle rêve sa vie et n'a donc aucune libido tangible, si elle savait et qu'elle poursuivait c'est aussi qu'elle ne saurait raccorder sa raison à ses besoins physiques, dans les deux cas c'est ce que les gens appellent une conne. Ou alors elle aime souffrir, ce qui l'exclut de la morale du plaisir, dans une certaine mesure, puisque son plaisir est de s'exclure du plaisir. ce qui est envisageable, maus encore une fois assez con. la frustration ne doit être qu'un prémisce, sinon, dans une morale du plaisir encore une fois, c'est simplement une hérésie.
Ecrit par : MademoiselleSix@John | 02.07.2009
"La tragédie grecque, c'est pour les fatigués de la libido".Je n'avais à l'époque pas le vocabulaire, mais j'aurais bien aimé la placer en cours celle-là.
Je pense que nous n'avons pas les même notion de "conne". Cela concerne des personnes qui le méritent de par leur attitude. Je plains la banquière plus que je ne la condamne. Mais peut être avez vous des rapports différens avec elle.
Ecrit par : John | 03.07.2009
Bien cher John,
J'éprouve quelque difficulté à plaindre une femme qui a fait profession des chiffres et du cours de la bourse, donne des pronostics sur certains marchés mais ne sait pas , par ailleurs repérer une "copine". Certes on peut trouver sa naïveté touchante mais à une femme qui ne voit pas les évidences, pourriez vous confier vos économies?
Ecrit par : MademoiselleSix@John | 04.07.2009
Ne me demandez pas à qui confier mes économies: mes relations avec mon banquier me font douter de notre système bancaire tellement les personnes se déresponsabilisent de tout. Cela ne répond pas à la question mais cela est dû au fait que je n'ai pas de réponse
Ecrit par : John | 04.07.2009
Cher John,
voici ce que me dit votre réponse:
"Leçon numero 1 selon John: toujours, toujours, en tous temps et en tous lieux, noyer le poisson."
Il me surprend que vous associiez "conne " à un truc moral, car oui notre discussion découle du fait que nous n'avons pas la même définition d'une "conne".
Pour vous une conne est celle qui nuit.
Pour moi celle qui subit.
Faudrait-il qu'en plus d'admettre que vous tous, polygames et libertins réunis, vous trompiez vos femmes, nous admettions aussi, nous autres pauvres femmes libres, que vos compagnes non informées de vos pratiques sont "pas des connes"? (alors qu'à la clef il y a quand même pour elles une jolie liste de MST à contracter)
Quel statut a donc la femme trompée selon vous?
Pas conne, si je comprends bien, mais alors quoi?
Ecrit par : Mademoisellesix@John | 04.07.2009
Chère Miss Six,
Le fait de noyer le poisson doit être une sorte de compensation culinaire: le poisson n'est en effet pas mon aliment de prédilection en cuisine. N'y voyez aucune explication freudienne, c'est peut être juste culturel. Je préfère d'ailleurs les poissons crus à la japonaise que j'arrive à présenter de façon honorable.
La femme trompée, comme l'homme trompé, je n'y fais aucune différence tellement le comportement des unes et des autres est similaire, ces être trompés tombent donc dans la catégorie de cons/connes à partir du moment où ils s'obstinnent à se pérsuader que cela ne peut être possible malgré un tas d'indices flagrants.
Cela rejoint donc votre banqiuère qui devient conne si elle veut se persuader que l'objet de son désir ne peut être attiré par les hommes malgré les évidences.
Ecrit par : John | 06.07.2009
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