11.07.2009
Journaliste, 37 ans deux enfants, séparé.
Son malaise est, je pense, assez imperceptible lors d'une première rencontre.
Nous nous connaissons depuis quinze années.
Nous étions, parait-il, à l'âge où Rimbaud n'est pas que du papier, des amis intimes. Nous nous voyons de loin en loin, pour les événements importants de la vie, et même pas par loyauté envers des souvenirs communs.
Il m'appelle, il va mal.
Le Journaliste vit en province mais cela n'empêche pas son succès, vous savez, ce succès qui se chiffre et dont il se fait l'écho assez fréquemment.
Il va mal, nous nous voyons.
C'est à dire que je prends le train.
Il vit un peu à l'extérieur de la ville dans un appartement très moyen. L'AZ4 restera au garage, nous marcherons. Il accepte que je l'invite à dîner.
Plus tard devant le bar où nous avons pris place, un homme se fait molester par trois autres. Il ne bouge pas. Je demande au barman d'appeler la police et lui prête mon téléphone.
Le Journaliste "fait" précise-t-il, 6000 euros par mois.
Plus tôt, je lui avais demandé quelles étaient ses valeurs fondamentales.
Il avait répondu, très sérieusement et en développant: "bienveillance et courage". Alors que je demandais s'il s'agissait de courage moral ou d'âpreté à l'action, il m'avait répondu "les deux" puis "les actes sont plus importants que les paroles"
Disons que pendant quinze ans, j'ai cru à cette phrase.
21:18 Publié dans galerie pour tous (de 25 à 80 ans) | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note



Commentaires
J'ai quelques questions :
1 - quand tu écris "disons que pendant quinze ans, j'ai cru à cette phrase;", tu sous-entends que tu n'étais pas dupe ?
2 - Tu écris également des "amis intimes".
Si tu n'étais pas dupe, quelles étaient en réalité de ton point de vue la nature de la relation qui vous liait ?
Je trouve que la réalité de ce que nous sommes est bien cruelle parfois...
Ecrit par : MicheleM | 21.07.2009
Bonsoir MicheleM, et bienvenue chez moi!
Merci pour votre humour et vos deux questions qui n'en sont en réalité qu'une puisque l'existence de a seconde question suppose une réponse spécifique à la première question.
Or si vous me relisez je pense que vous allez comprendre en quoi votre prémisse est fausse.
Quand j'écris "j'ai cru a cette phrase pendant quinze ans", je signifie que j'y ai cru et le "disons" n'est là que pour introduire ma conclusion dépitée.
Merci en tous cas pour ce bel exemple de raisonnement fallacieux, ce n'est pas du niveau des paradoxes de Zénon, mais c'est bien essayé!
Enfin, si la réalité de ce que vous êtes vous est cruelle, et bien j'en suis simplement désolée pour vous!
Ecrit par : MademoiselleSix@MicheleM | 21.07.2009
'Tain!
La mère Michele et John en boucle, c'en est trop pour mon édification perso, même plus le courage de commenter...
Pas la peine de me raccompagner, je connais la sortie^^
Ecrit par : Next | 22.07.2009
Et bien oui, la vision du couple de Michèle me plaisait alors on ne se quitte plus, à part pour cultiver notre jardin personnel de temps à autre chacun de notre côté. On comptait t'inviter en damoiselle d'honneur et comme marraine des petits, on se serait fait une joie de te revoir lors des bar mitzvah. Mais si ce n'est point ta tasse de thé (dans des petites tasse en porcelaine) on ne t'en voudra pas. Désolé de te saper ainsi le moral de retour de vacances, tu n'avais pas besoin de cela.
Ecrit par : John@Next | 22.07.2009
Merci pour ta réponse et ce superbe compliment en ce qui concerne mon raisonnement... Je vois beaucoup d'humour dans ta réponse.
J'ai partagé ton dépit lorsque tu as écrit "Disons que". Je partage, disons, la même relation avec ma belle-soeur... Bref, la vie est cruelle parfois !
Ecrit par : MicheleM | 22.07.2009
t'es vraiment une voyouse et une sale gosse, toi;-)
Et la clope t'en es où?
PS: c'est pas le tout de reprendre le boulot, faudrait peut-être aussi que tu te remettes à écrire, Next, hein?
Ecrit par : MademoiselleSix@Next | 22.07.2009
L'humour, l'ironie, c'est vrai que ce n'est pas très éloigné!
Ecrit par : MademoiselleSix@MicheleM | 22.07.2009
Bien cher John,
Si je peux me permettre une petite incise, il me semble qu'il en faudrait un peu plus que cela pour saper le moral de Next, par ailleurs j'aimerais vous dire ceci "plus de notes moins de comms" je sais que c'est flatteur, les comms surtout quand ils viennent de dames et de demoiselles qui semblent se disputer vos faveurs, se provoquent avec plus où moins d'adresse, mais vous savez écrire, alors évitez de faire de votre blog un cours d'escrime entre femelles, c'est si commun et si trivial et c'est de plus une perte de temps et d'énergie pour toutes et tous (et surtout pour moi)
Ecrivez, bordel!
Ecrit par : MademoiselleSix@John | 22.07.2009
Dépourvu de toute envie d'accoucher sur papier des humeurs du moment, j'allais écrire sur le fait de ne pouvoir tenir à jour mon blog. Et c'est justement ce qui me freinait à l'ouvrir. je ne veux pas que cela devienne une obligation. Un travail, un besoin de rentabilité, qui s'oppose tant à mon besoin maladif de recherche de précision pour ne pas dire perfection car cela n'existe pas. Mais j'y ..travaille Miss Six, j'y travaille.
Merci de pousser toutes les âmes fainéantes de ces commentaires à se bouger un peu pour ne laisser mourir leur création incongrue.
Ecrit par : John | 23.07.2009
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