04.08.2009

Déclaration

Je vous aime à la folie, mais peut-être pas jusqu'à la mort.

Je ne peux abolir ni même passer sous silence, voire encore moins oublier les plaisirs sublimes que vous m'avez offerts. Dans cette fusion captatrice mais discrète et vaporeuse, nous nous sommes exaltés longtemps. Peut-être ai-je plus souvent pensé à ma jouissance qu'à partager du plaisir, ou alors en différé. Le désir est la chose qui circule le mieux au monde, il passe de bras en bras de bouches en bouches et de mains en mains et souvent, vous, vous vous êtes attardées chez moi, organisant le décor et l'illusion d'un plaisir à la fois infini et sans avenir, que je voulais toujours comme tel, non pas toujours renouvelé, ce qu'il est pourtant, mais toujours présent. Toujours présent oui, un plaisir d'une intégrale fidélité et d'une immédiateté âpre et difficile. Un amour sans borne est né il y a bien longtemps entre nous. tellement longtemps! Je ne parle pas seulement de cette fidélité dans la jouissance de ces absences qui vous donnaient un tel charme mais aussi de tout ce que nous avons traversé ensemble. j'en suis parfois arrivée à oublier votre présence, en réalité.

Mais vous êtes là, peut-être plus pour très longtemps. Bien entendu, votre sensualité fait votre force: vous êtes un peu plus difficiles à déloger de ma vie qu'un peine-à-jouir fainéant et égoiste car vous vous donnez jusqu'au bout, vous avez la politesse hédoniste. C'est ce qui nous a raprochées au début, le jusqu'auboutisme, c'est ce qui nous fait tenir, le secret du plaisir. Qui revient, tout le temps.

Vous me protégez infiniment de la laideur du monde, vous me donnez toutes les libertés: partant, vous ne m'en laissez explorer aucune. Oui, je le dis, aucune conquète n'est la mienne puisque vous êtes là, en contre-point. Je ne fais rien sans vous.

Vous étiez et êtes encore ma passion, mon double, presque une raison de vivre. 

Il y avait un paradis sur terre, nous l'avons exploré.

La tristesse, la laideur, la trahison n'existaient plus vraiment. Elles n'avaient à vrai dire aucune prise sur nous. Elles n'avaient jamais vraiment existé puisque le plaisir immédiat que vous me procuriez les terrassait en un instant.

Notre système de vie ne connaissait aucune entrave. Nous le voulions ainsi.

Nous n'entravions d'ailleurs rien d'autre, ou presque pas.

Ou à peine.

C'est presque à regret que je vous quitte, mais c'est aussi sans grande hésitation.

C'est arrivé Dimanche, à la suite de nos vacances ensemble, à la suite de nos dîners et de nos fêtes.

Je vous aime infiniment, mais il se fait tard, et je vais devoir vous quitter.

Commentaires

Une phrase qui me touche, qui me fait me perdre ...:
"Vous me protégez infiniment de la laideur du monde, vous me donnez toutes les libertés: partant, vous ne m'en laissez explorer aucune. Oui, je le dis, aucune conquète n'est la mienne puisque vous êtes là, en contre-point. Je ne fais rien sans vous."

Cette fois vous me donnez des craintes.
Presque envie d'être indiscret:
En êtes vous sur ?

Ecrit par : X-Addict | 06.08.2009

Bonjour X-addict!
Je vous donne des craintes? oh surtout il ne faut pas (avoir peur de la liberté!) ;-)

Ecrit par : MademoiselleSix@X-addict | 07.08.2009

Ecrire un commentaire