22.07.2009

Read her lips, Fabienne Audeoud, an introduction

Chère lectrice avide et musicale, je te propose d'être visuelle et épatée en découvrant deux vidéos de Fabienne Audeoud, Sistafab.


Oui, je sais, précieuse lectrice désirable, là tu es émue et en même temps tu souris, amusée, d'ailleurs si ce n'est pas le cas, mieux vaut retourner te faire griller derechef sur la plage, sinon poursuivons:


19.07.2009

Juger/comprendre

Je reviens sur cette dichotomie qui n'en est pas tout à fait une, finalement.

Juger, ou porter une opinion ne représente pour moi que l'étape primaire d'un cheminement.

Je suis une femme sans grandes certitudes que quelques unes qui portent sur ce que je veux faire de mon temps.

Donc juger pour moi, ce n'est qu'entrevoir. C'est plutôt dire "que ce soit de manière jubilatoire ou vomitive, tel, ou tel autre sujet, phénomène ou événement, me fascine, me convoque. Il faut, et c'est un impératif, mener plus avant l'investigation et la rencontre avec cette réalité.

Par exemple, j'ai revu l'ascète (oui je sais merveilleuse lectrice bienveillante et presque maternante, je n'aurais pas dû, la fréquentation des hommes mal lunés est une mauvaise chose) et il me disait tout à l'heure "pour tes études sociologiques tu devrais commanditer une enquête sur mon lieu de travail"

Preuve encore qu'il n'a rien compris.

La douleur subie ne m'intéresse pas, en ce moment.

Et en matière d'étude, je suis plutôt portée vers les hommes bien lunés (c'est à dire vers ceux qui ont un joli cul). Je suis parfaitement d'accord pour mener une étude sur un cheptel selectionné.

John, je crois que tu sais aussi bien que moi que l'époque du jugement est une chose révolue. Je pense que tu es plus fin que ceux qui se glorifient d'une subversion à la petite semaine à l'idée d'être (ouh la la!) adultérins.

Je ne juge pas les gens dont je parle dans ma galerie. Ils sont mes proches, mes semblables. je les crois tous de bonne volonté.

Certains ont bien entendu, des projets humains plus ambitieux que d'autres, et je ne montre pas forcément le versant le plus avenant de chacun, mais ils m'apparaissent tous comme des précurseurs, ou du moins comme des individus qui, tous, cherchent une alternative au lent et inexorable pourissement du romantisme.

Je serais incapable d'écrire une ligne sur une personne qui n'ait pas emporté, sinon ma sympathie, du moins mon étonnement curieux et bienveillant.

J'admire, pour une raison ou pour une autre, forcément imperceptible dans ces lignes, tous les individus sur lesquels je me penche. Il y a forcément de l'amitié ou un peu de connivence, voire même un hommage, dans le fait de tapoter un clavier pour parler d'un autre. Seulement je ne parle ici que de leurs choix conjuguaux, narcissiques ou sexuels. Et ce ne sont pas forcément leurs plus évidentes réussites. (sinon pourquoi en parlerions-nous?). C'est peut-être la raison, ou le prix à payer pour leurs talents, qui sait?

Il m'a semblé surprenant que vous écriviez "cette femme, on ne doit pas la juger" Il me semble évident, il me semblait évident en l'écrivant que si on devait la juger, c'était pour la glorifier. je pensais l'avoir écrit. l'avoir fait passer. Vous vous êtes peut-être un peu identifié au jugement dont elle pourrait faire l'objet? Je ne sais pas. Ce qui m'intéresse avant tout, c'est de savoir quel est le chemin que chacun prend pour trouver son existence, sinon sa joie.       

17.07.2009

Une très belle femme lucide de 35 ans

Que les femmes aient tous les pouvoirs aujourd'hui est une réalité qu'il est absolument inutile de mettre en question.

C'est juste un fait banal, un fruit de l'évolution et de quelques révolutions qui n'empêche pas les femmes d'en souffrir, en général.

Ce que les femmes font de leur pouvoir est une autre histoire et c'est celle-ci qui nous intéresse, magnifique lectrice absente qui doit impérativement se faire une légère retouche aisselles/ maillot pour la plage, demain.

La femme dont je te parle, c'est toi, mais en mieux.

Car, je te l'annonce, elle, elle a vraiment compris ce qui se passait, du moins j'en ai l'impression.

Elle a de plus, su rester bienveillante, et donc vivante, envers tous et toutes, ce qui, tu en conviendras, n'est pas une affaire aisée de nos jours.

Voici ce qui s'est passé dans la vie de cette magnifique personne.

A vingt ans, elle avait le monde à ses pieds, mais comme elle avait vingt ans, elle les ignorait tous. Ca la flattait sans doute un peu d'exercer son pouvoir de séduction mais elle méprisait les vieux qui la draguaient et puis, bien entendu, elle était amoureuse. D'un type formidable et vélléitaire auquel elle consacrait son temps et sa vie, tout en menant de front ses études et des boulots pour les financer. Pendant ce temps, lui, il réfléchissait.

Ca a duré dix années.

Un jour elle en a eu assez, qu'il ne "puisse" pas être père.

Elle l'a quitté.

Sa phrase, terrible, un jour, que je comprends seulement maintenant "le prochain qui passe, je fais un gosse avec lui"

Celui qui est passé est celui avec lequel elle vit aujourd'hui.

Peut-être pas pour toujours.

Mais elle accepte avec bienveillance sa présence, son droit à la paternité, sa jeunesse, ses défauts.

Je pense qu'il n'est pas absolument impossible qu'un jour elle redonne sa chance au vélléitaire.

Si elle l'aime encore.

Elle aura donc fait ce qu'il fallait pour elle, puisqu'être mère était son besoin primordial.

Elle respecte tout le monde et elle au premier chef.

Mon admiration pour cette femme est totale.

Parce qu'elle a su être réaliste par rapport à ses besoins et à ceux des hommes.

Prenons en de la graine, mesdemoiselles! 

Mais sachons aussi le courage absolu que cette démarche requiert. 

Et que c'est peut-être ça sublimer le romantisme dans le temps.