01.07.2008
Dilletante méthodique

Rien de nouveau aux petites heures du jour, mais j'en sais un peu plus sur tout ça: on a beau se retaper, être fort, se noyer dans le travail, les plaies profondes ne cicatrisent pas forcément très bien, même quand les coups portés sont anciens. Ou alors parfois les fractures calcifient, mais même un peu trop: on s'endurcit, la souplesse de voir un avenir demande un long travail, et parfois même on ne sait pas dans quel direction s'étirer.
Je n'ai pourtant jamais, je crois, trop ignoré mes douleurs, je les ai au contraire bien écoutées tout en les tuant sous les tâches les plus harassantes. Mais, hélas, même distantes de quelques années, elles m'ont toutes enseigné, dans le fond, la même leçon: tout s'arrête demain, et si ce n'est pas la vie qui s'arrête, c'est autre chose, dont l'arrêt pourrait bien, la mort, te faire frôler. on s'en remet, bien sûr mais plus avide encore de présent, voire avide seulement de présent.
Je n'ai peut-être pas toujours été comme ça. je suis même sans doute assez lucide si je dis que ma capacité à me projeter dans un avenir distant de plus de dix jours a été entamée il y a neuf ans puis terrassée il y a trois ans. C'est comme une trace de vie , un enseignement, une longue validation informée du dilletantisme, une omniprésente vanité.
Nulle surprise que j'ai tant besoin de ceux qui m'aiment pour concrétiser les projets plus longs: "elle est un peu distraite" disent-ils. En fait je ne le suis pas vraiment, je ne vois pas l'avenir, je ne vois que le présent, mais par amour pour eux, pour ceux qui savent me faire imaginer un peu que l'avenir est possible, parfois, je fais semblant.
01:31 Publié dans Vivre | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : puerile, immature, deuil, instant, souffrance
04.05.2008
Off
je prends le soleil,
Je lis un roman grec.
Je note que ......* n'a pas pas publié depuis plusieurs jours.
Je viens de répondre aux quelques personnes qui ont l'amabilité de commenter ma dernière note "sexually related"
Je me dis que j'ai bien raison de n'avoir jamais mis de photos de mon visage sur mon blog.
Je n'aurais jamais imaginé qu'une complicité aussi complète puisse m'apparaitre (m'être offerte, voire plus, exister)
Je ne veux pas en rajouter sur le "je suis heureuse".
21:06 Publié dans Vivre | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : blogs, printemps, écrans, amour




