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24.11.2007
novembre
Lire, aimer et être sevrée de connexion, une semaine sans internet. La détox physique m'a pris deux jours tout au plus. Alors quoi? apprendre la mesure et la modération? Aussi bizarre soit-elle, l'idée fait son chemin. J'écris plus, je lis plus lorsque je n'ai pas de connexion à portée de main. Puis me ruer, mais sporadiquement, sur les blogs et les sites qui me plaisent? Commencer à différencier le web de travail et le web de plaisir? Voeu pieu? corps impatient? ce n'est pas la tête qui préside, ce sont les pulsions, les envies de mots comme celles de mouvement.
12:30 Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : blogs, web, accro, sevrage, web
06.11.2007
Martine(t)
13:26 Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : bdsm, domination, soumission, soubrette, martine
05.11.2007
David Abiker et le musée de l'Homme
Tous les matins, devant une tasse de café au lait, j'entends une voix mâle conclure l'interview d'un entrepreneur original qui a enfin pensé à nous empaqueter du dentifrice en unidose et à nous le vendre brosse à dents incluse dans le bouchon via distributeurs automatiques ou mettre un terme à une analyse rapide sur le grenelle de l'environnement par cette même formule "à 7: 25, la chronique de David Abiker".
Comme beaucoup de femmes, (et d'hommes), à 7:25, je suis déjà happée par les transports en communs , et si j'ai par bonheur des écouteurs dans les oreilles en empruntant le métro, je n'écoute plus de radio d'information mais quelque chose de plus gai. David Abiker et sa chronique matinale s'entourent donc chaque jour d'un peu plus de mystère.
Toutes les après-midi je lis des livres, et en ce moment, des livres qui dissèquent le couple à l'âge moderne. parfois je tombe assez vite sur le mot "patriarcat" et je me dis que ça commence mal ce terme me rappele invariablement Ursula le Guin, Helen Carr et un certain féminisme qui me fascine et me déplait. Tout comme "matriarcat", je le trouve clair ce terme, mais salement "victimisant" aussi, presque fascite, c'est un mot militant, aussi séduisant que les séductions qu'il est censé servir à combattre. Il est en général suivi en page 18 ou 19 d'une phrase qui commence ainsi "les hommes doivent......" lorsque je lis ce genre de phrase en général je referme le livre en soupirant, je vais me chercher un café au lait, je me dis que je prefererais terminer un roman d'Alix Girod de l'ain, que ce serait plus gai et plus fin et le féminisme s'entoure alors lui aussi de mystère, comme une chronique de David Abiker.

Mercredi dernier j'en ai eu assez de tous ces mystères et j'ai ouvert Le musée de l'Homme, le fabuleux déclin de l'empire masculin de l'encore mystérieux David Abiker. J'en avais assez des pavés compliqués, c'était ça où relire la chronique d'Alix Girod de l'Ain dans Elle. Et la quatrième de couverture semblait être un bon compromis.
Je ne sais pas si David Abiker écrit ce que ses congenères pensent tout bas mais je l'espère. Pendant que je parcourais ce livre, classé au rayon "sociologie" des libraires, alors que chaque chapitre est aussi une tranche de vie à la première personne, Mc passait par là.
"Tiens "le fabuleux déclin de l'empire masculin", très joli titre, et c'est David Abiker qui a écrit ça?"
premier avis masculin sur ce livre ou du moins son titre, evidemment, peu attentive j'ai laissé filer et n'ai pas demandé à Mc de préciser, il me faudra y penser.
A la page 22 de l'édition folio, l'auteur débine mon animal fêtiche, le plus sophistiqué de la création à mon avis, l'hippocampe mâle. j'allais soupirer encore et me procurer un autre café au lait mais j'ai préféré me renseigner sur la bonellie verte et là, j'ai commencé à bien me marrer. Il faut dire aussi que j'ai eu de la chance: j'ai poursuivi et achevé ma lecture aux instants et dans les lieux les plus propices. Long week end, TGV où les scènes du chapitre intitulé "fête nationale" se déroulaient littéralement sous mes yeux, évocation de l'ésthéticienne de chéri alors que j'achevais "sauver ma peau", "bonnet blanc et bonnet C" alors que, bon bref, passons....; pour "bataille juridique" aucune mise en condition, mais le dialogue est cinématographique: on voit la scène se dérouler sous nos yeux.
Seule la section "Vues à la télé" qui explore l'extension de l'influence féminine (et fémine d'ailleurs, est-ce le mot?) sur les décisions des grilles de programmes m'a passablement irritée, j'allais m'insurger, avec pour seul argument la retransmission de la coupe du monde de rugby, quand je me suis souvenue du nombre de copines qui ont suivi les matchs uniquement pour mater du corps sculpté: j'ai alors décidé de la boucler.
Et puis ces récits ne sont pas seulement drôles, ils peuvent aussi émouvoir "daddy blues" et "le musée de l'homme", la section finale de cette série de scènes ont la pudeur et la tendresse de confessions, elles éloignent le livre tout entier de l'univers dangereux du sarcasme et lui donnent finalement la validité qu'on ne peut plus reconnaitre à nombre d'ouvrages sur les rapports de couple à notre époque.
10:15 Publié dans Lire, réagir | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : hommes, femmes, couple, lecture, amour, société, Alix Girod de l'ain au masculin
01.11.2007
train music
03:39 Publié dans au commencement était.... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : rtt, sncf, tout est possible, marie agnès est ailleurs, enfin




