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31.12.2007
du matin glorieux à la nuit échue...
...je promets de m'employer à choyer notre rythme.
13:35 Publié dans résolutions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : amour, résolutions
Tempo
Désir et patience.
It takes two to tango.
Je désire et n'ose pas.
Je suis la part féminine et fluctuante d'un tout mouvant qui me dépasse.
Avant c'était plus simple. Il y avait entre les hommes et les femmes des peupliers ou des tuteurs que l'on pouvait suivre ou ébouriffer à l'envi. Des "jamais le premier soir" ou "jamais deux soirs pour un plan", des "jamais avant le mariage" ou "jamais avec l'ex d'une amie" des baisers (ou pas) sur le pas de la porte, des "capote ou rien". Bref, il y avait des relations que l'on estampillait ainsi parfois de manière unilatérale mais bon, il y avait des relations.
D'ailleurs j'en trouve encore quelques unes. Certaines et certains "commencent" une relation, "prennent" un amant, "se trouvent" quelqu'un, n'"en sont qu'au début", "sont allés un peu vite" (ou pas), "mènent (ou malmènent) une relation, n'"en peuvent plus" ne "garderont que le meilleur" ont "tout de même deux beaux enfants qui souffriront le moins possible".
Ils étaient libres, parait-il, leur époque leur avait donné ça. Nous sommes libres de choisir ce qui nous convient dans les méandres du grand univers. Cependant ce qui nous convient ne semble pas nous rendre heureux, même pas sur l'instant, même pas pour goûter l'instant. J'ai vu une femme quitter son amoureux de longtemps pour s'enchainer à un autre par le biais d'un embryon, j'en ai vu une autre emmener son fils de quatre ans, mutique et féroce chez un psy, il faut dire que son plan de carrière et son amant lui avaient pris beaucoup de temps; j'ai entendu une troisième affirmer que seul importait l'amour que lui portait ce cinquantenaire qui allait tout quitter, femme et enfants, pour vivre avec elle. Des enfants qui ont peur de vieillir font des enfants cassés pour ne pas vieillir seuls. Je ne vois chez ces trentenaires aucune paix, je n'entends que la fatigue de leurs vies trop entamés ou pas assez vécues, ou vécues dans l'attente d'une instance supérieure.
Et c'est tellement triste, car nous avons vraiment le choix,nous sommes vraiment libres mais nous ne prenons pas au sérieux cette liberté. Je ne connais pas une seule liberté acquise de haute lutte qui ne suppose quelque responsabilité. Plutôt que de réinventer les peupliers, nous capitulons souvent, nous nous résignons à vivoter sur de vieilles fondations. Qu'on le fasse parce qu'on n'aime pas l'amour, soit; mais qu'on n'appelle pas ça l'amour!
Trouver le bon rythme c'est plus que se laisser porter.
13:20 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : amour, femmes, hommes, sexualité, époque




