30.06.2009
plagiat: L'amour rend con
Je m'inspire bien entendu des titres de la série "ça rend con" de Next. D'ailleurs si je cite ma source, ça n'est plus du plagiat, mais plutôt un hommage, ou bien?
Je pense à cette banquière de ma connaissance qui poursuit de ses assiduités un jeune homme notoirement, mais vraiment notoirement homosexuel depuis plusieures années. Les gens qui travaillent avec elle le savent et la trouvent si conne qu'ils remettent allégrement en cause ses compétences professionnelles. Il n'y a pas à hésiter, l'amour rend con.
Je pense que l'amour a été crée pour freiner l'évolution.
Nul besoin d'amour romantique pour la survie de l'espèce par le biais des plus adaptés, il suffit pour cela de copuler et d'éprouver de l'amour maternel, mais quand on aime de manière érotisée, souvent, on a du mal à évoluer.
14:23 Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : next, amour, bêtise, innocence, darwin, evolution, survival of the fittest
29.06.2009
reconnaître
Se connaître suffisamment pour parvenir à être fidèle à soi-même, en principes et en objectifs à la fois
01:56 Publié dans au recommencement était... | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : règle fondamentale
26.06.2009
les affranchi(e)s, coitus reservatus
Je viens de voir cette vidéo chez François de http://paristango.blogspot.com/ elle résume assez bien le tournant.
La vie est une chose frontale. Et une danse joyeuse et grave. Et profonde.
Je n'ai jamais souhaité que cela, mais je n'avais pas jusqu'à maintenant la sagesse de l'admettre, ni même de le concevoir.
Je croyais avoir peur des autres, je n'avais peur que de moi-même.
J'avais peur de mes envies hors normes, de mes enthousiasmes extravagants, de cette faim qui en fait, est ma force.
Je ne sais pas ce qui s'est produit aujourd'hui, ce soir, une étape encore une, sans doute, mais une vraie, bonne, douce étape est franchie, et affranchie.
Le narcissisme ne sied qu'aux âmes fortes, figurez vous.
Ne jamais oublier que celui-ci se nourrit des autres, de tous les autres
Il y a une politesse dans le fait de ne pas se comettre.
Il peut y avoir une élégance dans le retrait, et c'est, encore, une danse.
Je ne parle pas ici de suicide, bien que cela puisse paraître. Mais bien plutôt d'une renaissance. Celle qui fait que j'accepte que ma générosité soit avant tout esthétique, entière mais intermitta/ente.
Les âmes fortes et dérisoires se doivent d'établir une morale du plaisir. C'est indispensable. Les âmes fortes sont transitoires mais doivent cependant prendre soin de leur fragilité
Avoir faim est une chance (et je commence à manifester une étrange peur du verbe qui dit la sexualité)
Comme si enfin, je lui accordais la place qui lui revient, pour de bon.
01:52 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : tango
la révélation
Il m'en aura fallu du temps!
Renaitre à moi-même.
Assumer qui je suis, être honnête, ne pas vivre une fiction.
Mais là, je suis prête.
00:40 Publié dans Secret | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : honnêteté, vivre, départ
22.06.2009
Déblogue.
Il fut un temps où j'étais la moitié d'un quatuor de mains qui écrivait un blog. Le sous-titre en était "quatre mains, un homme, une femme, avec sans doute en plus une subtile (ou pas) référence aux zones intimes des deux participants comme par exemple "quatre mains, une femme un homme un pénis , un vagin".
Il s'agissait en fait d'extraits des dialogues écrits quotidiens d'un homme et d'une femme qui ne s'étaient jamais rencontrés, mais étaient néanmoins au fil des années devenus non pas des confidents ni des amis, mais des êtres de connivence. Un peu à la manière de Stendhal et de sa correspondante Russe, toutes proportions gardées, c'est àdire avec moins de beauté, plus d'humour potache et par le biais de la technologie.
La beauté de la chose, c'est que chacun des deux joueurs écrivaillons pouvait à sa guise poster sur le blog les conversations qu'il lui semblait bon de rendre publiques. Le blog était hébergé chez hautetfort parce que c'était mon idée ou alors parce c'était moi qui m'était collée à la manoeuvre et que c'est une plateforme que je connais depuis bien longtemps, mais bien entendu, j'avais donné les codes d'accès à mon accolyte d'alors, adepte quant à lui d'un autre publieur. Le blog s'appelait "Ortie et Ronce" puisque cybernétiquement, j'étais Ortie, il était Ronce. Ronce a bien plus alimenté ce blog que moi, et a sans doute considéré qu'il lui appartenait de droit. Quelques mois plus tards nous nous sommes rencontrés, rapprochés, puis plus. Ronce a fermé ce blog sans me consulter sans même m'avertir, je viens de m'en apercevoir aujourd'hui même. Ca ne m'étonne pas beaucoup finalement, enfin ça ne devrait pas m'étonner. J'imagine qu'au pays des rois sans royaume, c'est une pratique assez courante.
Je ne peux finalement que me réjouir du fait que les projets qu'il avait soient restés, des projets: Dieu sait où je serais aujourd'hui si nous avions partagé un chat, un appartement, plus de temps ensemble ou un enfant!
20:28 Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : irl, journal à quatre mains, propriété, blog, journal extime
Une leçon de politique: la cour des miracles
Une cinquantenaire que j'espère un peu folle m'a administré sans le moindre ménagement une expérience de dégoût aujourd'hui.
Nous sommes dimanche, 21 juin, il fait un froid de gueux pour cette période de l'année. Et puis, c'est LA prétendue fête de LA prétendue musique, qui n'a plus rien à voir avec les musiques et avec les fêtes mais constitue depuis quelques années déjà, une menace sociale sur fond de beuverie organisée. Pour tout dire en sortant aujourd'hui, je n'ai pas sorti mes écouteurs parce que je savais que les sons qu'ils distilleraient seraient interrompus par des bruits parasites, venus de scènes morbides.
Voici comment se présente la topologie: chez les pauvres on programme des sound systems, de la dub et des musiques africaines pour renforcer l'identité culturelle, chez les classes moyennes du rock pour renforcer l'identité générationnelle, chez les gays de l'electro pour asseoir l'identité sexuelle. Alors qu'en fait, aucun des habitants n'a plus envie d'assister à tout cela.
Les seules personnes que ce genre de manifestations déplacent aujourd'hui, ce sont les campagnards et les fous. La dernière fois que j'ai sincérement apprécié ce genre de débauche, c'était en spectatrice, c'était un peu comme prendre le métro: un lien qui fait qu'on sait que le monde est moche et qu'on a de la chance de ne pas le voir dans sa totalité la plupart du temps, c'est pour ça que je me déplace en métro. Pour voir ma chance.
Mais là, c'est allé un peu plus loin.
J'espère qu'elle était folle.
Mais je sais qu'elle ne l'était pas, aussi, pas reconnue comme telle en tous cas.
Je sors de chez moi: des jeunes gens mal fagotés mais aussi endimanchées marchent vite, vers un concert, peut-être, tout va bien, ce n'est pas spécialement agréable à regarder mais il y a de l'énergie. Un peu plus loin, le roumain fait la manche comme toujours. Coin de la rue, deux voitures garées devant un bar: un autre groupe d'ados un peu moins moches glousse devant moi, je comprends pourquoi à cause d'un bruit: une cinquantenaire, accroupie, est en train d'uriner puissamment entre une mercedes et une audi, oublieuse des passants, des rires, du 4x4 qui fait un créneau lui octroyant sans doute un point de vue, comment dire, extrême, sur la scène. Sur ces cuisses blanches et cette céllulite, sur ce jet entre les deux. Jamais avant cela je n'avais vu une cinquantenaire pisser. Et je ne le souhaite à personne, à part évidemment à ceux auxquels cela plait.
J'ai été si choquée que j'en ai parlé à la jeune caissière qui m'a vendu mes cacahuetes. "Vous plaisantez m'a-t-elle demandé?".
Non, je ne plaisantais pas et mon récit n'a pas pu rendre sa journée de travail plus agréable, elle venait de vendre des bières à un type libidineux qui lui a affirmé plus d'une fois que la bière c'était "uniquement pour la fête de la musique" en lui lançant des oeillades libidineuses.
"C'est de plus en plus pire*" m'a-t'elle lancé.
J'étais d'accord avec ce qu'elle disait, moins avec sa formulation, me demandant si je pouvais m'en amuser ou pas.
Je me suis scrupulesement lavé les mains en rentrant chez moi, avant même d'ouvrir le paquet de cacahuètes.
L'urine auditive de cette pauvre femme, sûrement, m'aura dégoûtée, un temps.
Pauvre parce qu'elle n'avait aucune diginté.
Il y avait un bar juste en face!
L'UMP a fait 31% aux élections européennes, cette femme, qui se comporte comme un animal ne verra jamais sa santé mentale mise en cause, donc. Parce que voter à droite ça veut surtout dire ça: encourager l'absence de soin pour les malades mentaux. depuis que Nicolas Sarkozy est au pouvoir je vois graduellement, chaque jour, l'état des lieux s'aggraver.
PS: la biologie est injuste, croyez bien qu'à chaque fois que je vois un homme pisser au coin d'une église ou ailleurs je ne me prive pas d'un "ça va mieux, maintenant?" mais au moins ils sont plus discrets, là franchement, je n'ai pas su quoi lui dire, et je comprends enfin ma mère quand elle parle de dignité féminine.
Je suis rentrée chez moi: je n'avais pas envie d'en voir plus de cette ville, j'ai même pour la première fois, rêvé à une île déserte.
00:23 Publié dans Vivre | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : musique, société française, politique, décadence, obscenité
21.06.2009
obligation morale du plaisir
Dans une morale du plaisir il faut écrire chaque jour, non pour créer ou se soulager mais bien pour décharger et en déchargeant, pour et par plaisir.
Il faut aussi contempler de jolis hommes, mais ceci est une autre histoire, peut-être.
15:27 Publié dans impératif hypothétique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
20.06.2009
Smoke baby
10:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hawksley workman
19.06.2009
Nuances
Je ne suis pas toujours en retard, je suis une ponctuelle qui s'ignore.
Je ne suis pas une paresseuse, je suis une courageuse contrariée.
15:20 Publié dans Secret | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.06.2009
Le désir d'éternité
Pour elle une crème antiride au caviar hors de prix, pour lui un 4x4 très puissant, pour ceux-ci une maison de famille, pour d'autres un plan épargne retraite, pour elle une photo noir et blanc, un chat un arbre, voire peut-être, un enfant.
Pour lui un traitement anti-chute, pour cet autre une liste complète des concerts vus, pour elle une liste des films vus. Celle-ci fait le compte de ses amants, celui-ci a visité 43 pays, celui-là vous dira: "ce quartier, je le connais depuis vingt ans". Il va réaliser son avant-dernier fantasme,elle est une ancienne interne d'un certain hôpital, celui-là un ancien élève d'une école supérieure et normale et beaucoup d'autres flirtent avec copains d'avant. Il est originaire du Maroc, elle a la médaille du mérite, il a 243 amis sur facebook, elle, son matrimoine s'élève à autant.
Se souvenir que l'on a vécu.
Il reprendra une ligne de coke, elle allumera une autre cigarette, elle dort avec une inconnue, il trompe sa femme, Il soulève de la fonte, elle élève un enfant, celle-ci fantasme sur son voisin, celui-ci reprend son manuscrit. Celle là danse, celui-là pleure, celle-ci rit, cette autre jouit.
Oublier que l'on va mourir.
Entre les deux, on court.
Faites vos jeux!
23:39 Publié dans Vivre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ferdinand alquié, passions


