31.08.2009

Je hais les retours de vacances

Tu pars Deux semaines, et blog it express te dis que ton identifiant est inconnu.(si personne ne m'aide à régler ça, je ne blogue plus: vous comprenez, ce n'est pas écrire qui m'intéresse, c'est savoir qui me lit)

Tu es bronzée à souhait, mais tu vas devoir te couvrir le corps. (fin des jeux très patents)

Tu as pris deux kilos (rapport à toutes cette charcuterie qui accompagnait le melon)

Tu as quand même des courbatures (n'est pas Jenna de Rosnay qui veut)

Tu as quand même des courbatures (rentrer ça a du bon)  

 

16.08.2009

Tiens, c'est un anniversaire!

Ca m'a sauté au visage tout à l'heure en revenant d'une rencontre avec un homme qui doit figurer dans la "galerie pour tous" tant il avait bien amorcé son entrée pour que nous passions un peu plus de temps ensemble et tant il a loupé sa sortie éventuelle.

Ca fait un an. Jour pour jour. Que j'ai pris la perte en pleine face comme un upercut. J'avais un ami, une âme soeur, qui était devenu mon amant et mon amoureux. Enfin dans ma tête seulement mais ça je ne le savais pas encore. Il y a un an, un homme que j'aimais de tout mon être et à qui j'avais donné toute ma confiance m'a jetée hors de chez lui sans aucune explication. Avant notre rencontre, nous avions été amis pendant deux ans via beautiful internet. En nettoyant mon ordi hier, car mes activités actuelles me demandent pas mal de mémoire virtuelle, je suis tombée sur une conversation d'avec quelqu'un qui l'avait rencontré avant moi et qui m'avait dit "R n'est proche de personne". Je ne l'avais pas cru bien sûr. Il faut à l'amour une bonne dose d'inconscience pour se déveloper. J'ai souvent tendance à penser qu'il ne faut jamais regretter d'avoir aimé. Mais dans ce cas précis je suis triste d'avoir donné mon amitié à un être aussi superficiel. Il n'a eu pour moi aucune amitié et encore moins d'amour, ça c'est certain. Et si je n'étais pas parvenue à me prouver depuis, par le travail, que je sais mener un raisonnement à son terme, j'aurais de sérieux motifs de me m'inquiéter de ma capacité à réfléchir. On est toujours aveugle en amour, mais l'être aussi en amitié me semble dommage. 

Je sais aujourd'hui que cet abandon, puisque c'en était un, a eu des conséquences très positives pour moi. 

Pourtant,pendant un mois, j'ai été incapable de travailler, de manger, de dormir, alors que j'avais des échéances de boulot très proches. Je pense ne pas encore avoir dit à CUI à quel point il m'a aidée à ce moment-là, en partageant tout simplement son expérience. Et puis pendant ce mois, j'ai réalisé, donc à quel point notre amitié à R' et moi avait été factice: j'étais en train de crever, il s'en fichait complétement. Ce n'est pas comme cela qu'on se comporte en amitié, même avec un ami perdu parce qu'on a couché avec lui. 

Ce que j'ai surtout appris, à travers cette rupture, c'est qu'il faut se garder des êtres sans passion. Ils s'ennuyent tellement qu'ils ne peuvent que vous faire du mal. Vous savez, les raisonnables, les calmes, les "un peu mous mais si constants". Ils ne sont pas très différents de vous et moi, ils aimeraient bien jouir de la vie, seulement ils n'y arrivent pas. Alors à un moment, ils vont vous en vouloir terriblement de vivre tellement plus fort et vos euphories, vos succès, vos colères leur deviendront insupportables. Ils ne le savent pas vraiment eux-mêmes, mais en fait ils vous en veulent un peu. Votre joie de vivre les ramène à leur médiocrité, ils ne verront que cela dans votre existence, leur absence d'être. Ils prétendront le contraire bien sûr, plus ou moins, selon leur degré de socialisation. Pour le dire autrement, je ne me laisserai plus baiser en amour, en amitié, ni même pour un soir par une personne qui ne s'est pas donné les moyens de s'épanouir. Les vampires de pacotille, velleitaires et peine à jouir, très peu pour moi. Je suis assez lucide aussi, si j'ai passé autant de temps avec ce sinistre individu, c'est que j'y trouvais mon compte. Je devais sans doute manquer de confiance en moi et m'imaginer qu'il fallait m'abaisser ou aider pour être aimée. Agir ainsi c'est espérer un retour, et l'espérer d'individus incapables de comprendre cette notion.

  Mais je sais maintenant qu'il n'y a d'empathie que chez les êtres en mouvement.

J'ai aimé un salaud, qui m'a quittée sans un mot d'explication et en m'avillissant le plus possible: un an plus tard j'ai triplé mon salaire, j'ai arrêté de m'injecter de la nicotine de manière compulsive, je suis bien mieux dans ma peau. Je n'aurais jamais cru être capable de tout cela.        

14.08.2009

Satisfaire mon oralité

Je lui dis hier soir que je suis en perpétuelle quête de nouvelles sensations pour satisfaire mon oralité.

Il esquisse un sourire libidineux, je pense le voir bomber le torse lorsqu'il prononce un "heureusement, je suis là!" que je ne trouve ni drôle ni très engageant.

"Je sais bien que tu es un homme, mais parfois, tu pourrais faire un effort."

Ce que je voulais dire vraiment était "je sais bien que tu n'es qu'un homme, un hétéro de surcroit, et que donc on ne peut s'attendre à ce que tu aies une pensée articulée mais quand j'essaye de te parler de mon sevrage tabagique, tu pourrais au moins tenter de faire semblant d'être capable de penser au delà d'une pipe, non, NON?"      

08.08.2009

Eloge de la modération

Le titre de cette note m'est apparu comme une évidence un peu perverse aujourd'hui.

Perverse, oui, honnête cependant.

Le sevrage de substances nocives est une très belle expérience.

J'ai toujours presque milité pour une politique de l'excès, du débordement, de l'aventure et de la différence. Je crois toujours à cela, d'ailleurs, mais à un autre niveau, aussi, tous les addicts sont des gens qui se sont faits avoir.

Je ne vais certainement pas retracer ici une longue histoire de la libération des femmes du point de vue de leur consommation de tabac. Il y a sans doute plein de gens très consciencieux qui l'ont fait et puis on ne peut pas être cobaye et laborantin à la fois.

Le tabac a ceci de spécial parmi les drogues, qu'il ne vous met dans un état de conscience modifiée que lorsque vous cessez de le consommer.

Je ne vais pas vous infliger de longs monologues sur les parfums retrouvés (et le sien avant tout, quand on fumait quarante clopes par jour au minimum, je découvre que j'ai un parfum très fort, de sexe, en fait ) , celui des autres (je suis plus sélective mais ma libido est au top, ça compense) ni même sur la frustration voulue librement ou sur le défi personnel relevé, ni d'ailleurs sur la fuite que constituait la cigarette quand je souhaitais m'isoler dans une soirée.  

Mais je suis tellement heureuse de l'avoir relevé ce défi!

Quelle transformation!

Je suis comme une gosse et j'écris sur un clavier sans cendres. 

 

        

04.08.2009

Déclaration

Je vous aime à la folie, mais peut-être pas jusqu'à la mort.

Je ne peux abolir ni même passer sous silence, voire encore moins oublier les plaisirs sublimes que vous m'avez offerts. Dans cette fusion captatrice mais discrète et vaporeuse, nous nous sommes exaltés longtemps. Peut-être ai-je plus souvent pensé à ma jouissance qu'à partager du plaisir, ou alors en différé. Le désir est la chose qui circule le mieux au monde, il passe de bras en bras de bouches en bouches et de mains en mains et souvent, vous, vous vous êtes attardées chez moi, organisant le décor et l'illusion d'un plaisir à la fois infini et sans avenir, que je voulais toujours comme tel, non pas toujours renouvelé, ce qu'il est pourtant, mais toujours présent. Toujours présent oui, un plaisir d'une intégrale fidélité et d'une immédiateté âpre et difficile. Un amour sans borne est né il y a bien longtemps entre nous. tellement longtemps! Je ne parle pas seulement de cette fidélité dans la jouissance de ces absences qui vous donnaient un tel charme mais aussi de tout ce que nous avons traversé ensemble. j'en suis parfois arrivée à oublier votre présence, en réalité.

Mais vous êtes là, peut-être plus pour très longtemps. Bien entendu, votre sensualité fait votre force: vous êtes un peu plus difficiles à déloger de ma vie qu'un peine-à-jouir fainéant et égoiste car vous vous donnez jusqu'au bout, vous avez la politesse hédoniste. C'est ce qui nous a raprochées au début, le jusqu'auboutisme, c'est ce qui nous fait tenir, le secret du plaisir. Qui revient, tout le temps.

Vous me protégez infiniment de la laideur du monde, vous me donnez toutes les libertés: partant, vous ne m'en laissez explorer aucune. Oui, je le dis, aucune conquète n'est la mienne puisque vous êtes là, en contre-point. Je ne fais rien sans vous.

Vous étiez et êtes encore ma passion, mon double, presque une raison de vivre. 

Il y avait un paradis sur terre, nous l'avons exploré.

La tristesse, la laideur, la trahison n'existaient plus vraiment. Elles n'avaient à vrai dire aucune prise sur nous. Elles n'avaient jamais vraiment existé puisque le plaisir immédiat que vous me procuriez les terrassait en un instant.

Notre système de vie ne connaissait aucune entrave. Nous le voulions ainsi.

Nous n'entravions d'ailleurs rien d'autre, ou presque pas.

Ou à peine.

C'est presque à regret que je vous quitte, mais c'est aussi sans grande hésitation.

C'est arrivé Dimanche, à la suite de nos vacances ensemble, à la suite de nos dîners et de nos fêtes.

Je vous aime infiniment, mais il se fait tard, et je vais devoir vous quitter.

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